BAROCK réunit 12 artistes français et internationaux autour d’une énergie commune : un baroque réinventé, libre et résolument contemporain. Du 18 avril au 14 juin 2026 au Centre Céramique Contemporaine de Giroussens.
Vernissage
le vendredi 17 avril à partir de 18h
au Centre Céramique Contemporaine de Giroussens
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En son temps, le baroque a cherché à embrasser un monde où tous les contraires seraient harmonieusement possibles : le sacré et le profane, l’ordre et le chaos, la beauté et l’excès. Par l’exubérance, le mouvement et la théâtralité, il donnait forme à cette vision d’un équilibre vibrant.
Aujourd’hui, cette énergie trouve un écho singulier dans la céramique contemporaine, portée par une nouvelle génération de céramistes, en France comme à l’international. BAROCK revendique ce double héritage : le baroque, art de l’émotion, du contraste et de l’abondance, et le rock, attitude libre, audacieuse, affranchie des normes, qui ne cherche pas forcément à plaire mais à exister.
Entre filiations, détours, ruptures et réinventions, les artistes réunis ici partagent un goût pour les formes libres, les accumulations, les surfaces travaillées et les récits visuels. Ils jouent avec les limites du médium, transforment la matière en corps, scène, fragment ou manifeste, brouillent les frontières entre sculpture, objet et installation. Ils revendiquent une esthétique assumée, parfois excessive, toujours incarnée.
Les exposants
Victor Alarçon flirte avec le kitsch. L’artiste revendique une approche ludique, expressive et joyeusement excessive, où le vase devient terrain d’expérimentation esthétique. Son travail interroge avec humour l’histoire du goût, le beau, le trop et les limites du bon usage.
Audrey Ballacchino développe une œuvre narrative nourrie par son héritage franco-sicilien et les imaginaires méditerranéens. Ses sculptures et installations mettent en scène figures hybrides, mythes et symboles. Par un modelage expressif et direct, elle explore mémoire, transmission et sacré.
Marie-Pierre Biau part du récipient, façonné au colombin ou par extraction, puis laisse l’argile guider un modelage intuitif. Engobes, oxydes, points et dessins enrichissent la surface avant l’émaillage final. L’objet perd sa fonction pour devenir sculpture, cherchant un équilibre sensible entre usage et abstraction.
Lynda Draper, figure majeure de la céramique australienne, crée des sculptures délicates et filiformes, modelées à la main, évoquant reliquaires et fragments de mémoire. Entre arts décoratifs et imaginaire intime, son œuvre explore fragilité, mystère et profondeur spirituelle, affirmant la céramique comme espace poétique et introspectif. Lynda Draper est représentée par la Galerie Lefèbvre & Fils.
Soyoung Hyun s’inspire des phénomènes naturels et des proliférations organiques. Par la répétition de gestes simples, elle compose des volumes faits d’accumulations évoquant des cellules en croissance. Ses sculptures, entre fonction et forme libre, explorent la tension entre permanence, mutation et forces invisibles du vivant.
Basée à Los Angeles aux Etats Unis, Jennifer King transforme le vase en support narratif tridimensionnel. Entre sculpture, peinture et objet domestique, elles mêlent mythologie, récits féminins et autobiographiques, questionnant protection, confinement et révélation. Son œuvre explore l’ambivalence, la tension et l’identité. Jennifer King est représentée par la Galerie Lefèbvre & Fils.
Anja Marschal assemble rebuts et fragments d’atelier pour créer des sculptures organiques où fissures et accidents deviennent moteurs de création. Son travail transforme le chaos en forme, valorisant l’imperfection et le recyclage. De ces assemblages fragiles naît une esthétique engagée, poétique et puissamment vivante.
Nitsa Meletopoulos explore la frontière entre design, objet et sculpture. Mêlant tournage, moulage et assemblage, elle développe une esthétique maximaliste faite de reliefs épais, d’émaux denses et de couleurs intenses. Inspirées des arts décoratifs, du rocaille ou de la culture pop, ses formes hybrides réinventent le vase.
Sandrine Pagny fait de la porcelaine un espace de liberté et d’expérimentation. Ses pièces, souvent déformées et privées de fonction, s’affirment comme des sculptures expressives et sensuelles. Par une approche instinctive du geste et de la surface, elle explore fragilité, corps, désir et féminité.

Installée à Leipzig en Allemagne, Sarah Pschorn développe une céramique influencée par l’héritage baroque. Elle compose des collages tridimensionnels mêlant argile, porcelaine et objets trouvés, dans lesquels des gestes spontanés sont durablement fixés . Entre opulence et fragilité, lourdeur et légèreté, son travail incarne complètement un baroque contemporain expressif.
Laure Rivoal transforme d’anciens services en porcelaine en pièces uniques. Elle assemble fragments industriels et matériaux naturels glanés, mêlant mémoire, hasard et métamorphose. Ses œuvres, entre archéologie imaginaire et futur spéculatif, invitent à reconsidérer les objets délaissés et à leur offrir une nouvelle existence.
Anne Saltel travaille le grès dans un dialogue entre raffinement et brutalité. Modelées au pincé, à la plaque ou au colombin, ses pièces portent la trace directe du geste. Entre délicatesse apparente et tensions assumées, elle explore l’équilibre imparfait et la force expressive du vivant.
Trop, c’est juste assez !
Dans BAROCK, cette formule joue volontairement avec l’idée d’excès. Elle détourne une logique de mesure pour en faire un manifeste : dans l’esthétique baroque, l’abondance n’est pas une faute de goût, mais un langage.
Le « Trop » agit comme un principe actif. Il conteste l’économie du minimum et revendique une esthétique de la générosité, du contraste et de la présence. Il ne désigne pas ici un excès fautif, mais un seuil critique : celui où l’accumulation produit du sens. L’abondance n’est pas décorative ; elle est structurelle. Elle engage le regard, le déstabilise, le met en circulation.
Le « Juste Assez » ne signifie pas modération, mais point d’intensité atteint — moment d’équilibre instable où la forme, saturée, devient pleinement signifiante.
Ce principe se manifeste dans les œuvres exposées. L’excès y devient un mode d’expression où formes, matières et gestes explorent ce point d’équilibre.
+ D’INFOS
Exposition BAROCK, du 18 avril au 14 juin 2026
Exposition au Centre de Céramique Contemporaine de Giroussens
Vernissage le vendredi 17 avril 2026 à partir de 18h
Commissaire d’exposition : Marie-Pierre Biau, Anne Saltel et Eric Faure
Stage
Une exploration du baroque non pas comme style figé, mais comme émotion !
Dans cadre de l’exposition BAROCK, Terre et Terres organise un stage animé par Anja Marschal du 8 au 12 juin 2026 au Centre Céramique Contemporaine de Giroussens
Dorssier de presse
Dossier-de-presse-exposition-T&T-Barock-2026
Contact presse : Eric Faure – info@terre-et-terres.com









